Dividendes

Non, se payer en dividendes n’est pas toujours la meilleure solution !

C’est le conseil qu’on entend dans presque tous les dîners d’entrepreneurs : « Passe en SAS, ne te verse pas de salaire et prends tout en dividendes à la fin de l’année. Avec la Flat Tax à 30 %, tu vas faire de sacrées économies ! »

Sur le papier, le calcul est implacable. Mathématiquement, payer 30 % d’impôts sur des dividendes semble bien plus attractif que de payer 45 % (ou plus) de charges sociales sur un salaire.

Sauf que la vie d’un entrepreneur ne se résume pas à un tableau Excel.

Penser que la rentabilité se limite au montant de l’impôt payé est une erreur qui peut vous coûter cher. C’est même un piège qui fragilise de nombreuses jeunes entreprises.

Chez Bright Conseil, nous voyons trop de dirigeants sacrifier leur sécurité et la lisibilité de leur business sur l’autel de l’optimisation fiscale. Voici pourquoi le « tout dividende » n’est pas automatique.

1. Le piège de la protection sociale (ce qu’on oublie de vous dire)

Quand vous choisissez les dividendes plutôt que le salaire (ou la rémunération de gérance), vous réalisez une économie immédiate. Mais cette économie a un coût caché : votre sécurité.

Les dividendes sont des revenus du capital, pas du travail. Conséquence ? Ils ne génèrent quasiment aucun droit social.

  • Pas de validation de trimestres de retraite : Une année payée exclusivement en dividendes est une année « blanche » pour votre future pension.
  • Une couverture santé minimale : En l’absence de rémunération, votre protection en cas d’arrêt maladie, d’accident ou d’invalidité est souvent inexistante ou dérisoire.

La réalité : L’économie réalisée sur les charges sociales aujourd’hui risque de se payer au prix fort demain, sous forme d’assurances privées très onéreuses ou, pire, d’une précarité brutale en cas de pépin de santé.

2. La « fausse » rentabilité de votre entreprise

C’est un point souvent négligé, mais crucial pour piloter votre boîte.

Si votre entreprise semble rentable uniquement parce que vous ne vous payez pas (ou que vous attendez la fin de l’année pour prendre un dividende sur le bénéfice restant), vous faussez votre propre analyse financière.

Une entreprise saine doit être capable de rémunérer son dirigeant à sa juste valeur de marché avant de dégager un bénéfice. En ne versant pas de rémunération régulière, vous masquez potentiellement la fragilité de votre modèle économique. Vous « subventionnez » votre entreprise avec votre propre force de travail gratuite.

Se verser une rémunération mensuelle vous donne une vision claire, mois après mois, de votre rentabilité réelle.

3. Le mur de la réalité bancaire

Vous avez un projet immobilier ? Vous voulez acheter votre résidence principale ?

Si vous vous présentez devant votre banquier avec un bilan annuel et des dividendes fluctuants, préparez-vous à une discussion difficile. Les banques françaises restent culturellement attachées à la régularité et à la récurrence des revenus.

Une fiche de paie (ou une rémunération de gérance régulière), même moins élevée qu’un gros dividende annuel, rassure les établissements de crédit. Le « tout dividende » peut considérablement réduire votre capacité d’emprunt personnelle et bloquer vos projets de vie.

4. Alors, quand les dividendes sont-ils intéressants ?

Ne nous faites pas dire ce que nous n’avons pas dit : les dividendes sont un outil formidable, mais ils doivent être utilisés au bon moment.

Les dividendes ne doivent pas être le plat de résistance, mais la cerise sur le gâteau. Ils deviennent pertinents quand :

  1. Votre entreprise a atteint une vitesse de croisière et une trésorerie solide.
  2. Vous avez déjà assuré une rémunération de base qui couvre vos besoins de vie et votre protection sociale (la « rémunération technique »).
  3. Vous souhaitez récupérer le surplus de trésorerie après avoir sécurisé l’avenir de la boîte.

Conclusion : Optimiser sans se mettre en danger

L’optimisation fiscale ne doit jamais se faire au détriment de la solidité de votre entreprise ni de votre protection personnelle.

Chez Bright Conseil, nous pensons que notre rôle ne s’arrête pas à sortir un bilan comptable. Notre métier, c’est d’aider les entrepreneurs à définir la stratégie de rémunération adaptée à leur stade de croissance.

  • Vous êtes en lancement ? Sécurisons le cash.
  • Vous êtes en croissance ? Sécurisons le dirigeant.
  • Vous êtes en maturité ? Optimisons la fiscalité.

Vous voulez savoir si votre mode de rémunération actuel fragilise votre structure ou votre avenir ? Contactez-nous pour un audit de votre situation. Nous vous aiderons à garder plus d’argent dans votre poche, mais surtout à dormir sur vos deux oreilles.

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