En ce début d’année 2026, le paysage fiscal pour les dirigeants de PME à Pau et partout en France a connu quelques ajustements notables, notamment avec la mise à jour des taux de la Flat Tax. Choisir entre se verser un salaire ou des dividendes reste le dilemme numéro un de nos clients. Comment arbitrer votre rémunération pour maximiser votre « net dans la poche » tout en protégeant votre avenir ? On fait le point pour vous.
1. La rémunération : le choix de la protection
Se verser un salaire (ou une rémunération de gérance) reste le levier principal pour assurer son train de vie et sa protection sociale.
Ce qui change en 2026 :
Le barème de l’impôt sur le revenu a été indexé sur l’inflation (+0,9 %). Voici les tranches applicables cette année :
| Tranche de revenus (pour 1 part) | Taux d’imposition |
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
L’avantage majeur : la rémunération est une charge déductible pour votre entreprise. Elle réduit votre bénéfice imposable et donc votre Impôt sur les Sociétés (IS). De plus, elle vous ouvre des droits à la retraite et à la prévoyance.
2. Les dividendes et la « nouvelle » Flat Tax
Si vous avez déjà une protection sociale suffisante par ailleurs, les dividendes peuvent être attractifs. Cependant, attention à la hausse des prélèvements sociaux.
Le taux global passe à 31,4 %
Depuis le 1er janvier 2026, le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), ou Flat Tax, a été révisé à la hausse en raison de l’augmentation des prélèvements sociaux (passant de 17,2 % à 18,6 %).
- Part Impôt sur le Revenu : 12,8 % (inchangé)
- Part Prélèvements Sociaux : 18,6 %
- Total Flat Tax : 31,4 %
Le conseil Bright : n’oubliez pas que pour distribuer des dividendes, l’entreprise doit d’abord avoir payé l’IS (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà). L’arbitrage doit donc se calculer sur le coût global pour la société.

3. Stratégies d’optimisation : le match 2026 !
L’option pour le barème progressif
La Flat Tax n’est pas obligatoire. Vous pouvez choisir d’intégrer vos dividendes à votre déclaration de revenus classique.
- Pourquoi ? Pour bénéficier d’un abattement de 40 % sur le montant brut des dividendes.
- Pour qui ? C’est souvent rentable si votre Taux Marginal d’Imposition (TMI) est de 0 % ou 11 %. Au-delà, la Flat Tax à 31,4 % est généralement plus avantageuse.
TNS vs Assimilé-Salarié
Le statut de votre société (SARL vs SAS) change tout :
- Gérant majoritaire de SARL (TNS) : les cotisations sociales sont plus faibles (environ 45 %), mais une partie des dividendes est soumise à cotisations sociales.
- Président de SAS (Assimilé-salarié) : les cotisations sont plus élevées (environ 65-70 %), mais les dividendes échappent aux cotisations sociales (seule la Flat Tax s’applique).
4. Ce qu’il faut retenir pour votre gestion
Pour optimiser votre situation en 2026, nous recommandons souvent une stratégie mixte :
- Un salaire « de base » : Pour valider vos trimestres de retraite et couvrir vos besoins courants.
- Des dividendes en complément : Pour récupérer le surplus de trésorerie avec une fiscalité plafonnée à 31,4 %.
- Le recours au PEA : Pour les dirigeants dont la société est éligible, le Plan d’Épargne en Actions reste un paradis fiscal (exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans, seuls les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus).
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La fiscalité ne se devine pas, elle se calcule. Chaque situation est unique selon votre composition familiale et vos objectifs de vie. Passez nous voir à notre cabinet de Pau pour une analyse de votre bilan.
Sources officielles :